Vous savez qu’au travail je me garde de proclamer ma foi en Jésus ? Certains collègues savent que je suis chrétien, d’autres font un mélange de tous les préjugés et des bruits qui courent. Je passe de membre de la secte en passant par les témoins de Jéhovah, et j’essuie les blasphèmes. Mais demande-t-on à un agent de police chrétien de parler sans cesse de notre Sauveur ou comptons-nous plutôt sur lui pour qu’il fasse son travail d’une manière digne du nom de Jésus. Il se peut que nous ayons parfois l’occasion de parler de Jésus et ce sont les meilleurs moments où l’on voit le temps favorable et l’action du Saint Esprit à l’œuvre. Je pressens quand un collègue est "travaillé". Il n’en a peut-être pas conscience mais chaque coup est un coup porté. Un collègue m’interpellait plus particulièrement dans mon cœur et j’étais poussé de le présenter avec plus de passion que les autres. Il lui est arrivé bien des drames et des déboires, mais je suis convaincu que la main de notre Dieu est posée sur lui. Il ne travaille plus dans ma région et un contact par lettre perdure, dans ces lettres il prend l’initiative de me parler de la foi et je peux librement parler de la souveraineté de Jésus Christ. Le verset de II Timothée 4.2 « proclame la Parole, interviens en toute occasion, favorable ou non, réfute, reprends, encourage, en te montrant toujours patient dans ton enseignement » m’a longtemps culpabilisé mais je veux en tirer le meilleur fruit et non un fardeau inutile et destructeur. « En toute occasion bonne ou mauvaise » ce passage a été difficile pour moi mais, un peu plus loin il y a « en te montrant toujours patient dans ton enseignement ». C’est l’équilibre parfait. La suite de ce passage pourrait tant justifié les silences tant la description est réaliste. Désirons vivre intensément en Jésus, avec la mesure franche d’un enfant vers son Père. Effaçons nos préjugés pour ne voir en notre prochain qu’un être aimé qui ne le sais pas, un être en souffrance qui ne le réalise peut-être pas, et si nous estimons ne pas être en mesure de les convaincre de les toucher, nous sommes tous en mesure de les déposer avec amour devant le Père pour que son amour leur soit révélé en Jésus. Le reste viendra immanquablement car le Saint Esprit agit encore pour la gloire de Christ rédempteur.

Une pensée pour vous tous qui habitez les grandes villes et les grandes cités. Là où, de votre fenêtre vous êtes habitués à voir l’horizon si loin au bouts de milles toits, de milles immeubles. La nuit, votre ciel est faits de milliers d’étoiles le long des rues, milliers de néons oranges opalescents, les bruits de voitures s’éloignent un peu au fond de la nuit. Les câbles d’ascenseurs, les portes d’accès automatique, un univers qui ne me rappelle plus rien. Je penses aux fraternités, aux communautés, qui s’efforcent de vivre ensemble dans l’amour et la foi, qui s’appliquent à espérer et vivre la grande communion avec Celui qui règne et qui nous garde. J’envie cette complicité dans la multitude urbaine. Jésus trouve sa place dans les cités, les villes, les mégapoles en tous les cas dans chaque cœur qui désire le recevoir et tout Lui donner. Peut-être la campagne vous effraie, vous impressionne, peut-être la méprisez-vous ? Le calme, le silence, l’isolement par la nature… Là aussi la sanctification est possible, pas plus, pas moins. A la campagne la fraternité est différente, le calme change aussi. Mais je le crois à présent rien ne favorise ou ne défavorise vraiment. C’est le cœur qui est vraiment l’espace vital de la foi et du lien divin. Je pense à toutes les sœurs et les frères des villes, des banlieues qui se retrouvent et louent et prient et retournent chez eux dans la joie sincère. Si nous avons le souvenir de Loth et de Sodome pour voir en la ville un lieu de perdition, il y a parfois du vrai dans la violence et l’anonymat tout aussi violent mais en lisant un peu plus loin la Parole de Dieu, la ville est aussi un sujet de bénédiction et la Jérusalem céleste est aussi une ville ; aux douze fondations de pierres précieuses, aux portes de perles : Apocalypse 21.(10)-22. Peut-être que la campagne n’est qu’un petit refuge, une oasis, un désert ? Devant mon écran, je visite, la fraternité, dans la mégapole virtuelle de la grande toile. Une fois toutes ces choses effacées, éteintes, il reste le précieux lien. I Jean 2.28  « Et maintenant, petits enfants, demeurez en lui, afin que, lorsqu’il paraîtra, nous ayons de l’assurance, et qu’à son avènement nous n’ayons pas la honte d’être éloignés de lui. »

Il y a des passages dans les Écritures que nous pouvons lire des centaines de fois sans que jamais cela ne nous interpelle réellement et un bon matin (ou un soir...) paf, un verset prend une autre tournure, un autre aspect, il percute nos coeurs. Dans ces cas du moins la plupart du temps c'est l'action de l'Esprit Saint, mais qu'en est-il lorsque le verset en question suscite encore des interrogations, des incompréhensions, ou nous propose un mystère?  Il en est ainsi pour des versets qui touchent la sanctification, l'histoire d'Israël, le caractère de l'être humain, ou des prophéties  révélées. Réfléchissons donc sur le verset qui suit sans rien y ajouter. Acceptons le, sans s'affoler, sans jouer à Paco Rabane et mâchons, digérons et enfin acceptons la part de mystère pour que nous sachions nous soumettre à cette part d'inconnu qu'il nous reste dans la relation que nous établissons avec notre Sauveur. "Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre ; "car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n'était plus." Apocalypse 21.1. Ne regardons plus la nature comme un acquis éternel, ne jouons pas avec comme si rien ne pouvait arriver. Mêmes nos politiques commencent à s'inquiéter et c'est sans doute le signe qu'il est trop tard. Les actes écologiques qu'imposent nos états ne sont institués que pour faire encore du profit et encore du profit car les vrais actes écologiques sont rejetés pour que notre économie mondiale presse, oppresse, opprime et déprime les peuples. Ne nous lassons pas d'enjamber les continents entre la misère odieuse, et la tartuferie des nations dites riches.  Pensons à nos générations à venir. Il y a une petite chanson de Mickey 3D qui me revient "Il faut que tu respires, c'est pas rien de le dire...".
Et maintenant...! ... TOUS A LA PLAGE!!! (humour).

Tu as traversé bien des épreuves, tu as essuyé nombre d’échecs, tu souris amèrement quand un ami bien intentionné te déclare que tout mène à bien, sans même réaliser la souffrance ou la rudesse que subissent ton corps et ton âme. Pour te remonter le moral on viendra te parler des enfants de la rue en Inde ou au Brésil, des enfants soldats dans une dictature d’Afrique, du département des cancéreux du centre hospitalier voisin et là… le conseil porte ses fruits, tu entends à mots secrets «  de quoi te plaints-tu tu n’as pas le droit de te plaindre, petite nature, égoïste ». Souvent ce genre d’exhortation n’est pas livré avec une telle froideur ni un tel aplomb mais le fond y est. Notre imagination finit souvent le travail en se laissant berner par des conceptions fausses de Dieu. Oui nous pouvons croire en Lui et se laisser berner par des pensée fausses à son sujet. Un Dieu lointain, autoritaire, à l’affût des erreurs, juge et policier ne passant aucune faute. Cela vous fait sourire ? Combien de personnes sont-elle victimes d’un tel travail de sape psychologique ? Baissant alors la tête, rechargeant leur sac lourd de misère, ils avancent à la peine comme de pauvres manants esclaves des haines et des peines cachées au fond d’eux-mêmes. L’aspect extérieur sera parfois tout autre, les présentant souriantes, rieuses, enjouées, on ne voit pas toujours le vrai visage au premier regard. Dieu ne rejette aucune peine à l’épreuve, aucun chagrin, il demande juste du temps, le temps pour Lui. Si à l’idée de donner du temps pour Dieu, notre âme veut prendre la fuite, c’est qu’il se peut que des facettes de notre vie ne Lui sont pas données. Tout donner, tout Lui donner n’est pas la voie d’un ascète d’un moine ou d’une nonne, c’est permettre enfin à Dieu de bénir notre vie entière, tous les domaines jusqu’en profondeur. Deutéronome 6.5 « Tu aimeras l’Eternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. » Matthieu 22.37 ; Marc 12.30,33 ; Luc 10.27 ; I Jean 5.3.

Si nous voulons progresser avec Dieu, nous devons détecter et connaître ce qui fait obstacle à l’amour de Dieu et de son prochain. Le Saint Esprit, directement ou par la lecture intime, sincère et sensée des Écritures, révèlera ces problèmes ces obstacles et ces blessures. Mais une fois ces obstacles détectés, il reste nos réelles motivations. Voulons nous changer parce que nos défauts, nos problèmes sont très gênants pour nous et nous montrent dans des situations de faiblesse face aux autres ? Si tel est le cas ce ne sont pas les meilleures motivations, et la guérison ne s’en trouvera que ralentie, partielle ou inexistante. Pour parvenir au bout d’une guérison intérieure il convient de revoir nos motivations et de les réorienter. Il serait préférable de penser que telle attitude, tel problème, tel défaut est un obstacle à l’œuvre de Dieu dans ma vie et à une bonne relation avec l'autre. Ce genre de processus n’est plus alors égocentrique mais tourné vers Dieu et le prochain.
Luc 10.29 « Mais lui voulut se justifier et dit à Jésus : Et qui est mon prochain ? »

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