Je l’ai déjà sans doute écris sur ce blog : « La marche est un déséquilibre permanent. » Cela paraît il si bizarre ? Essayez de marcher dans la rue et au signal stoppez votre mouvement… Si cela se produit lorsque vos deux pieds sont à terre, c’est super, tout va bien sinon vous remarquerez cette vérité énoncée ci-dessus. La marche quotidienne dans la foi en Jésus et en confrontation avec tout ce qui nous entoure, ce déséquilibre est permanent et devient dangereux à partir du moment ou on focalise sur un fait, une situation, un problème voire même une bénédiction ou une action positive. En toute chose nous devons apprendre et en tirer un bénéfice. Si tu vis des tensions, des troubles, des dommages, si tu es isolé, si tu pense être écarté, n’arrête pas ton pas et regarde encore à celui qui veille à chaque instant. C’est aussi cela la grâce « l’accès permanent !». Cela ne vous arrive-t-il pas de pressentir la tempête, comme on peut voir des barres de nuages noirs avancer droit vers soi. Cela est le cas pour moi en ce moment. Il y a quelques temps je paniquerai déjà, maintenant je tiens le lien avec notre Seigneur, comme un désespéré tient son épée, un marin au naufrage tient la barre. Qui y-a-t-il de mieux à faire sinon avancer ? Soyez en paix tout ce jour et saisissez chaque seconde qui vous est donnée, ces secondes de grâce cumulées font de chacune de nos vies des années de gloire et de Christ glorifié.  Jean 15.5 : « En effet, sans moi, vous ne pouvez rien faire »

Il se produit tant de changements dans les relations humaines sans que quiconque n’ait réellement désiré ces dits changements. Savoir maintenir le cap malgré les ressentiments, les relations qui se ferment celles qui naissent. Adopter la posture du témoin vigilant et porteur de joie, de droiture et de consolation. Ces variations à l’échelle des relations humaines nous atteignent tous mais elles peuvent entraver notre vie spirituelle. Dans ce domaine, malgré les pressions, les découragements, les déceptions, nous devons nous efforcer (ce mot n’est pas rare dans les Écritures) de maintenir le cap, le rythme et garder le temps réservé, mis à part pour lire, soupirer, entendre, espérer, remercier, louer notre Seigneur. Nous sommes en grande partie responsables de notre situation spirituelle. Un athlète qui ne s’entraîne plus ne restera pas longtemps au top de sa forme et de ses performances. Si donc les relations humaines sont changeantes malgré la meilleure de notre volonté, celle que l’on peut avoir avec Dieu dépend pour beaucoup de notre volonté. Et si parfois, la pression rend pénible ce niveau même de la relation la plus subtile, il nous est donné de passer outre, de nous nourrir de la Parole, et de ne pas fermer notre cœur devant Lui. Je tiens à rajouter que la bonne santé spirituelle ne nous garantie pas d’une vie aussi paisible qu’un dimanche après-midi d’été…

 

Est-ce mon tempérament ou mes origines normandes mais je me méfie de plus en plus des certitudes et des idées bien arrêtées. Je n’inclus pas La Parole de Dieu mais notre façon de raisonner, de résonner ? Jésus a toujours pris ses contemporains à contre-pieds démolissant les certitudes non pas qu’ils ne faudrait pas en avoir mais surtout pour ne pas nous reposer dessus comme une doctrine, un état d’esprit. Tant de gens sont brisés parce qu’on leur renvoie des certitudes, des principes sans rien d’autre que du raisonnement…Notre seule certitude ne devrait concerner que notre relation notre position en Christ. Et là je suis en droit d’être en doute…

Deutéronome 32.7 « Pensez aux jours d’autrefois, rappelez–vous les années passées, de génération en génération. Posez des questions à vos parents et aux vieillards, ils vous raconteront ce qui est arrivé. »

Nous rappelons-nous toujours des peines passées ? On nous enseigne l’histoire pour tirer le bénéfice de la connaissance du passé, retenir le bien se rappeler du mauvais afin de l’éviter, d’y parer, de s’en protéger. Est-ce vraiment ce que nous faisons ? Souvent nous retenons plutôt cette phrase « c’est de l’histoire ancienne !.. ». Les sages, les clairvoyants, les prudents sont alors considérés comme de tristes sires, de sombres illuminés, des alarmistes et j’en passe et des meilleurs. Les politiciens plus lucides que leurs pairs, sont raillés, et la vie continue. Il est un mot qui m’a toujours fait sourire car quand je l’entend sur un certain ton, celui de la fierté, de l’arrogance, ce mot laisse résonner une connotation ringarde ; c’est le mot MODERNE !! Une pub passe à la radio actuellement « trouvez un numéro de téléphone en 30 minutes ! avec ses 12 mètres de fil voici le minitel, la pointe de la technologie » hé hé cela nous fait sourire car nous avons maintenant du matériel de pointe. Seulement ce matériel dans quelques mois sera lui-même passé et obsolète. Quel est vraiment le sens du mot moderne ? du latin modernus de modo récemment. Qui convient au temps présent ou à une époque récente. Quand on lit la définition le sens est juste et vrai mais dans la pratique le mot est utilisé pour qualifier une chose à la pointe, parfaite. Le temps démontre alors le contraire.  Cependant, sans me risquer, je crois que  Jésus est moderne, l’évangile est moderne, la foi est moderne. L’image que le monde s’en fait est affreuse, mais en réalité les évangiles n’ont rien de dépassés et d’ailleurs sont au fait de l’actualité et j’ajouterai que les évangiles sont d’un anticonformisme futuriste. Non ? Je vous défie de me prouver le contraire. Je ne parle pas de religion mais des paroles du Christ, des apôtres et de se rappeler leur temps, leur contexte. Appliquez donc cela de nos jours et imaginez le ras de marée dans notre société. Donner aux pauvres, pardonner, s’aimer, se soutenir, veiller les uns les autres, rester pur, ne pas convoiter, ne pas voler, ne pas tuer, ne pas envier la voiture de son voisin etc… C’est dur ? Les autres ne jouent pas le jeu ? C’est là la souffrance du chrétien « moderne » le prochain ne joue pas le jeu. Le chrétien est si ringardisé qu’il croit parfois bon de se ringardiser en se façonnant une sorte de ghettoïsation qu’il croit bon d’assimiler à de la sanctification. La différence est énorme la sanctification est une mise à part conduite par l’Esprit Saint, la dépendance du croyant le conduisant peu à peu à une maturité spirituelle. On pourrai développer plus ce thème mais je n’en suis pas à la hauteur. La ghettoïsation c’est une mise à part selon sa propre compréhension des choses du monde, des Écritures et de sa propre personne. D’apparence conforme à l’idée de ce que peut être un chrétien, cette façon d’être conduit à la religion, aux principes humains qui si l’on n’y veille pas nous conduiront peu à peu à l’opposition des fondements de notre Seigneur et Sauveur Jésus. Ne l’a-t-il pas démontré en fustigeant les pharisiens et tous les religieux de l’époque. Résolument moderne Jésus n’a cessé de démasquer les hypocrisies de la tradition, des pseudo bien fondés, et des normes contemporaines. Je me suis éloigné du sujet de départ mais on peut y revenir sans peine. Aujourd’hui était demain et sera vite hier, l’instant celui que tu vis là maintenant est celui le plus précieux, ce temps, il est à toi, et à toi d’en tirer le meilleur et si tu veux mon conseil, ce temps confie-le à l’Éternel, loue le , blottis toi près de lui, tu ne perdras pas ton temps, essaies donc, et pour tous mes frères et sœurs qui le font déjà, ne perdons pas de vue, l’heureuse destinée de chacun. Apocalypse 22.13-14   « Je suis le Premier et le Dernier, le commencement et la fin. Heureux ceux qui lavent leurs vêtements. Ils auront le droit d’entrer dans la Ville en franchissant ses portes et de manger de l’arbre de vie. »

En relisant les passages des Écritures sur l'enfance de Jésus, hormis (si j'ose dire) les messages des anges de l'Éternel, les hommes se laissaient guider par leurs rêves. Joseph a un rôle très discret dans la tradition chrétienne. On garde de Lui d'un homme simple doux, aimant. Quant à la spiritualité, peu de prédications s'attardent à developer sur ce thème pour lui. Pas de cantique, pas de grande référence pour les sermons si ce n'est que pour décrire sa simplicité. Pourtant, il a su entendre le message des anges! Il a su réagir à chaque fois qu'il fut divinement averti par un rêve. Matthieu 1.20 ; 2.12 ; 2.13 ; 2.19. Pour être aussi malléable et spontané dans la réaction aux rêves il dut être un homme de courage et de grande humilité.
De nos jours nous ne réagissons plus en fonction de nos rêves, et si c'est le cas pour certaines personnes cela tombe souvent dans la démesure, le dérèglement, le mysticisme voire l'occultisme. Cette capacité à recevoir les rêves, certains rêves, comme des messages tenait surtout au rythme de vie. La vie était moins agitée, moins bruyante, les temps de repos n'étaient pas saturés de bruit et la vie des villages était bien différentes de celle que nos villes nous infligent. La preuve en est quand vous restez dans des villages de campagne. La plupart du temps, le calme, le silence, les quelques bruits naturels des travaux environnants, laisse les novices face à eux-mêmes et certains le vivent mal et d'autres ont la joie et la surprise de se retrouver. Encore une fois j'y reviens : à quel rythme vivons-nous, sous quelle tension, quel est le degré de notre écoute intérieure? Joseph était d'une simplicité si riche...

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