Vivre la foi chrétienne à l’américaine ne
m’enchante pas beaucoup. Rassemblements géants, des pasteurs extravertis, des anges volants accrochés aux poutres des églises immense et luxueuses. Je ne suis pas texan, ni de Caroline du Sud, je
ne dis pas « Djizeusse » pour ne pas dire « M…e » (je ne le dis pas non plus) ni « Haow Maille God » pour autre chose Exode 20.7. La campagne américaine me fait
toujours peur, car je penche du côté d’Obama et les chrétiens s’expriment du côté républicain. Quelle déchirure, une femme brandissant un M16 et parlant de Jésus comme si il était son Maître ça
me fait peur. Nous avions eu ce genre de problème avec G.W.Bush au début de son …« intronisation » le bruit a courru « c’est un chrétien évangélique ! ». Quelle
arnaque, quel fourberie. Là-bas, c’est une grosse part du gâteau que d’obtenir les voix des chrétiens, même si on fait parti des « skull and
bones ». Il faut voir grand ! Les chrétiens doivent voir grand ! Il faut agir, agir, mais ne plus voir une marque d’humilité doit nous faire réfléchir. Christ n’a jamais paradé,
les apôtre non plus. Les scènes, les spectacles géants, mange fric d’un soir ne seront pas le meilleur moyen de la conversion (c’est possible bien sûr) mais les moyens sont disproportionnés). Les
stades de Liverpool communiquent une ferveur fraternel aussi grande, quand les chants s’élèvent et tourbillonnent dans le chaudron, des chants qui s’élève à la gloire…du foot. Quelle ambiguité
que celle de vivre chichement et d’entendre des prédicateurs ventrus déclarer qu’il faut vivre largement, donner sans compter, alors que notre voiture de 20 doit subir des réparations et qu’il
faudra encore demander de payer en trois fois. Il y a une anomalie que tout le monde devrait voir et pourtant on vit dans la frime et l’éblouissement de l’image et du paraître. Je suis convaincu
qu’en France la foi en Christ se répandra dans l’humilité et la compassion loin du bruit et des projecteurs.
Pour la presse et les médias en
particulier, Haïti n’est apparemment pas « vendeur ». Finis les cyclones, finis le suspense, nous n’allons pas savoir la suite, il n’y a plus de menaces, de destruction et d’une
régalade d’émotions télévisuelles, de vertus outrées et compassionnelles tout est revenu dans l’ordre. Il faut détendre les gens, en cette période de crise ils doivent absoluement oublier la
CRISE ! On
ressort nos champions de lutte de Pékin, une marseillaise et grande frime des patriotes outragés alors que sans vergogne on arnaque on marchande, on exploite et on truande… Pendant ce temps là à
Haïti, les hommes, les femmes, les enfants sont dans la boue jusqu’au cou au sens propre du terme… Pour ne plus mal vivre ce déséquilibre atroce vous pouvez commencer par visiter ce site
http://action-epi-haiti.com/
Désirer Dieu ou désirer ce que Dieu donne ? En y regardant de plus près
où en sommes-nous de notre relation avec Dieu ? Recherchons nous Dieu ou recherchons nous ses bienfaits ? En recherchant Dieu les bienfaits couleront (Jean 7 :37-38 par ex.).
L’autre démarche, rechercher les bienfaits de Dieu peut conduire à l’insatisfaction, à la déception, au doute, à l’anxiété etc. Mais nous pouvons vitre être déviés de notre but premier par une
mauvaise compréhension de la vie en Christ. La conversion c’est la création de nouveaux désirs, pas seulement de nouveaux devoirs, ni de nouvelles œuvres, ni de nouveaux actes, ni de nouveaux
plaisirs, ni de nouvelles tâches (développement plus tard). Souvent après le moment de grâce où Dieu nous porte, révèle sa Parole, nous comble de grâce, de joie de paix, il est un temps où nous
nous trouvons « seuls » et c’est là que chacun goûte ou l’errance, ou la persévérance, ou la peur de chuter, de perdre le fruit de la rédemption. Cette solitude mène soit à la plainte,
à l’appel, à l’effort, et la foi prend des perspectives multiples. On attend de Dieu, on attend de Christ au lieu de vivre l’instant en Christ. Espérant encore les émotions premières on ignore
complètement le lien présent avec Christ en Esprit. Recherchant la situation initiale, notre foi prend un cap nouveau mais faussé. La connaissance de Christ comprend (et non conduit) que l’on
prenne plaisir en Lui . Cette connaissance n’est pas une perception intellectuelle mais elle implique un « sentiment » d’adoration, de plaisir, de désir,
et de contentement. Le trésor est là et nous
nous demandons trop souvent où le trouverons-nous. Comme quelqu’un qui chercherait une pièce d’or dans une caverne d’Ali Baba ne voyant plus le reste.
Comment
commenter une vie de foi au quotidien quand rien ne semble vraiment avancer ? Malgré une vie tranquille, la vie de foi ne peut progresser sans troubles, sans douleurs, sans choix difficiles
à prendre, sans engagement. La vie de foi en Jésus ne peut se vivre qu’en mouvement. Même si les étapes sont dures à franchir, si il y a volonté de suivre Christ, le ralentissement sera une
option, la stagnation un danger, une douleur, un temps de réflexion. Comme l’effort et l’activité physique, la foi est régénérée par l’action, la décision, l’engagement, les paresses
disparaissent, les élans zélés s’élancent à nouveau. Je remercie mon Sauveur, qui ne manque pas de souffler sa présence quand plus rien ne semble lui appartenir, alors, dès lors, on constate à
nouveau que tout est entre Ses mains. Au dernier jour, je ne veux pas regretter, les actes manqués, les non-dits et les trop-dits, on ne sera jamais parfait, mais la conscience est toujours
derrière l’oreille, et merci car encore conscience il y a…
Hédonisme chrétien ? Quand j’ai lu ce thème j’ai
supposé qu’il s’agissait d’une critique concernant un courant, une manière de pensée en vogue. Au fil de ma lecture je remarque que l’auteur préconise la recherche du bonheur que Dieu nous
promet. Le résumé est trop simple.. Mais c’est vrai que le chrétien est vu comme une personne qui en général perd toute espérance de bonheur personnel pour celui promis. L’auteur souligne une
différence entre le chrétien mondain et le chrétien hédoniste. Le chrétien mondain recherche son propre bonheur, le chrétien hédoniste recherche le bonheur au travers de l’obéissance et de
l’accomplissement en quelque sorte. Il reconnaît que l’obéissance à Dieu est la seule voie qui mène au bonheur final. Ne pas faire les œuvres bonnes pour en tirer un avantage
« mondain » mais pour en tirer des bénéfices célestes. Ex : Luc 6 :35 et Luc 14 :12-14 Est-ce qu’accomplir ces « devoirs » doit être notre motivation principale ?
Non, car le Seigneur précise bien que ces actes doivent être désintéressés. Accomplir ces actes nous sont demandés comme le sont également Luc 12 :33 Luc 16 :9 cette quête du bonheur n’est nullement la recherche d’un bien-être matériel mélangé à du «spirituel » c’est
apprendre à trouver et puiser le bonheur que nous promet Christ par sa Parole et par les actes qu’il nous commande d’accomplir… En considérant cela, en remettant tout cela dans l’ordre je
comprends pourquoi je suis si souvent mal à l’aise, pour trouver le bonheur personnel je dois oublier certaines recherches de bonheur, légitimes certes, mais qui entravent l’implantation du fruit
spirituel. A ceux qui désire lire l’article je laisse le lien. Soyez indulgents avec le pseudo résumé car j’écris vite en vingt minutes maxi (temps imparti au quotidien faisant de cet exercice un
sport…non ?). <Lien pour l'article
original>
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