< I Samuel 3 : 1> Encore une fois je suis touché par l’appel de Dieu pour Samuel. « La Parole de l’Éternel et les visions étaient rare » v.1. Éli le serviteur de Dieu, vieillissant arrive quand même à comprendre que Dieu appelle Samuel. Sénile ou endormi spirituellement, Éli semble désabusé, ses fils sont de tristes sires, serviteurs corrompus et au-dessus des autres Ch. 2 :22. Samuel, tout nouveau, devra avoir le courage de dire ce Dieu a proclamé. (Dieu a proclamé parce que Samuel a ouvert la bouche sinon la Parole serait restée rare en Israël. Sommes-nous dans une période où la Parole de l’Éternel est rare et les visions aussi. C’est délicat, et la réponse pourrait être celle d’un normand… Non, car nous avons la liberté d’annoncer, de publier, de proclamer la Parole de Dieu, mais oui parce que le moyen d’annoncer n’est je crois pas le meilleur pour qu’elle soit reçue. L’humilité semble mise de coté au rabais, le style « grande foire » est au premier plan, le bruit, l’excitation, la vitesse sont là, mais le calme, la patience et la douceur sont souvent absents des lieux où est annoncée la Parole de Dieu. Les visions, les vraies, sont mêlées aux plus disparates, comme le blé est mélangée avec l’ivraie. Devenons nous des Éli, des Hophni , des Phinéas (ses fils) ou de futurs Samuel ?

La prophétie citée dans Esaïe 9. 2 "Le peuple qui marche dans les ténèbres a vu une grande lumière ; sur ceux qui habitent le pays de l’ombre de mort une lumière a brillé" est citée de nouveau dans Matthieu 4.16. le peuple assis dans les ténèbres a vu une grande lumière, et sur ceux qui étaient assis dans le pays, dans l’ombre de la mort, une lumière s’est levée Mais en y regardant de plus près  on y trouve une nuance sensible et remarquable. Chacun peut y réfléchir au pourquoi et au comment  de la différence entre « marcher dans les ténèbres » et « être assis dans les ténèbres ». C’est là la réflexion si saine et sainte, que de ressasser de telles interrogations avec au fond du cœur  le désir et l’assurance de recevoir le conseil du Saint Esprit. A force de marcher dans les ténèbres, le découragement, la fatigue, ont poussé le peuple à stopper, à s’asseoir ce qui les conduits à attendre la vrai direction dans l’errance. N’avons nous pas marché dans les ténèbres, ne nous sommes-nous pas assis, la tête dans les genoux ?  Mais déjà, ce commentaire n’est pas utile, le texte relu plusieurs fois, en désirant en tirer le fruit ne laissera pas déçu. Au fil des années, au fil des lectures, Dieu parle au travers de Sa Parole. Que faisons nous de la lecture des Écritures, combien de temps y consacrons nous ? Si la quantité n’est pas synonyme de qualité, la fréquence ou au moins la régularité sont quand même des garanties favorables pour la méditation et le …fruit. Mais ceci est un tout autre sujet.

<I Timothée 3.8>

Duplicité, je suis convaincu que chacun a sa part de duplicité. Vous n’êtes pas d’accord ? C’est rassurant et j’aimerai passé plus de temps avec des gens comme vous. Mais, bon, en réalité, je n’y crois pas trop.  Dans la Parole de Dieu, la duplicité est traduit par double parole (Bible Martin), speak double (Murdoch), doubletongued (King James 21), bilingues (Vulgate), le contraire d’homme de parole (semeur), etc… Je suis convaincu de ma propre duplicité –ce qualificatif est assez malvenu…propre…- cependant, jour après jour j’apprends à regarder en face les processus de la duplicité. Peur, peur de perdre ceux qu’on aime ? ceux qu’on aimerait qu’ils nous aime ? C’est la duplicité mineure, discrète, presque invisible mais qui emmêle les fils et tissent une toiles à laquelle on peut se trouver piégé. C’est de cette duplicité mineure que je fais allusions, la duplicité « pure » est odieuse et agit par la pleine volonté de la personne pour tromper les autres, la duplicité mineure tendrait à tromper l’auteur pour être conforme aux autres. J’évoquais un passage qui pour moi symbolise la duplicité la plus sournoise, la plus courtoise, la plus civile, la plus sociale, qui cherche même à faire sourire l’entourage, qui à cet instant devient flatteur comme peut l’être une cour poudrée et puante. < Jean 7 : 14-20> Jésus parmi la foule au temple leur dit  qu’ils cherchent à le tuer, à le faire mourir, et la foule dit « qui cherche à te tuer ». Comme on  a tous connu ces moments où le mensonge fédère tant de gens que le groupe est persuadé d’être dans le vrai, convaincu par sa propre duplicité, l’Être unique, le parfait est qualifié  (en sous-entendu)  de parano, d’affabulateur, de mythomane. Face à la duplicité, le silence est la plus sage des réponses, la patience, la meilleure défense, et l’espérance la plus sûre des positions.

Deux amis vont bientôt se rendre en Martinique puis en Haïti. Ce pays qui n’intéresse déjà plus les médias, (les ouragans sont passés) est pourtant toujours ravagé. Quand je pense à leur voyage, c’est comme si l’on perdait pied, face à l’étendue des besoins… Pourtant n’est-ce pas en mettant un pied devant l’autre que l’on commence à avancer ?  Apporter son soutien par la présence et l’action quelle meilleure leçon ? La confrontation avec la souffrance de nos frères et sœurs, est la meilleure des écoles je n’en doute pas. S’en remettre à Dieu est aussi la meilleure des assurances. Je pense à eux, à l’association épi en Haïti, à tous ceux qui travaillent dans (je ne dirais pas l’ombre) la lumière et l’humilité. Les découragements  sont les jauges et les mesures des efforts accomplis.

Il n’y a que les séries télévisées qui montrent les rapports parents-ados avec tant de naïveté jubilatoire. Les pères ont souvent de belles situations, ils sont dotés d’une patience, d’un humour et d’une aptitude à la psychologie hors du commun. Les quelques différends qui pimentent les scenarii sont ponctués d’éclats de rire, tout est bien dans le meilleur des mondes. Jamais un mot plus haut que l’autre, les parents gèrent, maîtrisent, assument, sourient, et sont toujours confiants quant à la réussite de leurs enfants car quand ils disent qu’ils ont confiance
 et croient en leurs enfants, leurs enfants les croient. Educatifs, ou culpabilisants, productifs ou destructeurs, là n’est pas la question ces genres de « soap » ou de soupes ne sont pas ma tasse de thé même si bien entendu il m’est évidemment arrivé de tomber sur ces « barbe à papa » télévisuelles. La Bible, elle, n’a jamais caché la vie réelle. Quel repère ! Imaginez, rien que dans la vie de David : un enfant adultérin mort II Samuel 11-12, Amnon son fils qui viole sa demi-sœur Tamar, Absalom un autre fils, vengera Tamar en poignardant Amnon II Samuel 13. Ce même Absalom, amer, lèvera une rébellion  contre la royauté de David son père,  forçant celui-ci à fuir le palais pour se cacher. En lisant ce passage on sent la fatigue de David, les coups durs qui font vieillir. II Samuel 15-18. La mort d’Absalom plongera David dans un profond chagrin. Sur son lit de vieillesse, un autre fils de David cherchera à ravir le trône destiné à Salomon. C’est autre chose que le Crosby Show et pourtant l’espérance de David, perdure, et Dieu témoignera de la fidélité exemplaire de David. Toujours David aura su se tourner vers l’Éternel pour trouver la force, le secours, le réconfort, la consolation, le conseil, la paix, la réponse. Dans les périodes mouvantes de l’adolescence, encore une fois Dieu est Le secours parfait, notre impuissance est l’opportunité pour attendre et constater son œuvre parfaite.

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