Quelques paradoxes :

 

Le chemin qui abaisse est celui qui élève.

Un cœur brisé est un cœur guéri,

L’esprit qui est contrit est un esprit qui se réjouit.

Ne rien posséder, c’est posséder tout,

Porter la croix c’est porter la couronne,

Donner c’est recevoir,

Seigneur laisse moi trouver Ta lumière sur mes ténèbres,

Ta vie sur ma mort,

Ta joie sur mon chagrin,

Ta grâce sur mon péché,

Tes richesses sur ma pauvreté,

 

Ces paroles sont tirées du blog Grace & Peace qui les tire d’une collection de prières et dévotions puritaines (n’ayez pas peur de ce mot ça fait toujours ça au début puritain est devenu tellement péjoratif…) Grace & Peace

Vivre en présence de Christ ne serait-ce pas une question de synchronisation ? Être attentif à sa voix, se rappeler sa Parole, savoir se taire ou savoir dire juste à propos. Certains diront qu’est-ce que tu en sais ? ou pour qui te prends-tu ? Mais il est des instants ou le souffle attise mon cœur et que des évidences jaillissent et m’illuminent de joie, de profondes convictions jalonnent alors mon chemin. Vous le savez bien que des situations favoriseront ou non votre relation intime. La persévérance, la ténacité,  savoir déposer, confier, abandonner ou saisir font partie du désir d’être lié au Roi. Mais si il y a l’ascension il y a aussi les douloureuses descentes, les incompréhensibles et soudaines solitudes, la porte devient mur et la lumière n’est plus que faible lueur. Néanmoins dans ces moments, on peut croire ne plus être synchronisé, il y a comme un décalage, une rupture. Parvenir à comprendre et à ne pas craindre ces instants, à ne pas douter, est un apprentissage de chaque jour. Pourquoi le silence de Dieu serait-il provoqué par une quelconque faute systématiquement. Savoir tenir le cap, en déposant sa confiance et son adoration, est déjà une forme d’adoration. Mais je parle trop encore. Trois adolescents à la maison auront raison des temps propices à la présence de notre Seigneur. Savoir garder quelques heures réservées exigera un bon réveil ou quelques heures de veilles. Les agitations quotidiennes pourraient nous convaincre de vivre une communion schizophrénique, les rires, les soupirs, la paix, la colère, le bruit, le silence, la joie, le chagrin, les bonnes dispositions, les contrariétés, les convictions, les contradictions, la patience, l’exaspération, la confiance, la méfiance, l’enthousiasme, le mutisme, etc. N’est-ce pas la vie ? Comme je l’écrivais au début. Vivre dans la présence de Jésus est une question de synchronisation, de tout déposer à sa mesure. Détendez-vous, adorez Le.

Au XII ème siècle Pierre Valdo, un riche Lyonnais se converti et décide de traduire le Nouveau Testament en français. Je ne pourrais entrer dans les détails, mais la transmission écrite était encore un luxe. Les précieuses copies circulaient de village en village. Les prédicateurs récitaient de mémoire de grands passages des Écritures. Lecture enseignement, la transmission se faisait et les choses se faisaient. Un inquisiteur cita les paroles d’un Vaudois (du nom de Valdo) « Au milieu de nous, on enseigne les hommes comme les femmes et au bout d’une semaine les étudiants enseignent déjà d’autres. Parmi les catholiques on rencontre difficilement un maître capable de réciter de mémoire et mot à mot trois chapitres de la Bible, alors que parmi nous il est difficile de rencontrer un homme ou une femme incapable de réciter tout le Nouveau Testament dans sa langue maternelle ». De nos jours, je remarque que nous avons à notre disposition la pointe de la technologie, nous avons accès à la Bible en ligne sur Internet, en format Mp3, dans toutes les langues et sous toutes les formes, et je suis le premier à ne pouvoir citer les Écritures avec aisance. Le problème est simple. Je n’ai pas assez faim. Je suis paresseux, et les priorités ne sont pas celles qui favoriseraient la mémorisation. Alors j’apprends à fixer des objectifs, à supprimer des temps volés et des voleurs de temps, à m’offrir des temps de silence (quel luxe) pour apprendre non pas par cœur, mais par cœur. Oui, il est inutile d’apprendre par cœur pour apprendre par cœur mais apprendre par cœur de cœur, du fond du cœur, assimiler chaque mot, comprendre le sens d’un verset, d’un chapitre ou d’un livre et le ressasser, le répéter, le réfléchir, le restituer, c’est encore un trésor. Et soyons moroses, plus d’informatique, plus d’accès à la Bible, quelles bribes garderions nous dans notre cœur ? Je l’avoue, ma mémoire garderait des plans d’idées, des paroles, c’est vrai mais il est bon de cultiver la mémoire par les Écritures et de se nourrir des Écritures par la mémoire. Psaume 119 : 168-173 « Je garde tes ordonnances et tes préceptes, Car toutes mes voies sont devant toi. Que mon cri parvienne jusqu’à toi, ô Eternel ! Donne–moi l’intelligence, selon ta promesse ! Que ma supplication arrive jusqu’à toi ! Délivre–moi, selon ta promesse ! Que mes lèvres publient ta louange ! Car tu m’enseignes tes statuts. Que ma langue chante ta parole ! Car tous tes commandements sont justes. Que ta main me soit en aide ! Car j’ai choisi tes ordonnances ».

Dans le livre « l’imitation de Jésus-Christ »  (livre du XIVème ou XV ème siècle) il est dit quelque chose comme cela : « tu pourras connaître le bien et le mal de chaque homme, de tous les hommes, à quoi cela sert-il si tu ne te connais pas toi-même ? Au dernier jour on ne t’interrogera pas sur la conscience des autres. Laisse donc la cette attention dont presque toujours l’orgueil et la malignité sont le principe ». S’offenser sur le travers, les travers des autres n’est pas une garantie d’une quelconque vertu personnelle ! On peut chaque jour glisser sur ce penchant facile ou la chair peut se délecter à brasser la langue, le jugement, la médisance, le mécontentement, l’auto-justification et j’en passe et des meilleurs. Essayez d’interrompre la piètre conversation engagée et là, les arguments pieux et légitimes sèmerons en vous le doute et la contradiction. Diplomatie et politesse nous entraînent parfois à nous empêtrer dans les boues et fientes d’une basse-cour. La courtoisie autorisant une écoute polie nous inscrit comme animateur malgré nous d’une ligue, somme toute honteuse et génératrice de rejet et de discorde. La vigilance vous fait fuir ce genre de piège ? Vous vous retrouvez exclus et la cible, on cherchera en vous tous les écueils, les faiblesses et les travers qui vous tiendront en respect ou dans une silencieuse abdication. Mais si vous désirez vaincre et fuir jour après jours les discours de ce genre, acceptez de restreindre votre cercle d’amis, goûtez le mépris ou la méfiance, mais ces petites douleurs permettent de savourer la sainte présence du Consolateur. Il est un verset qui m’impressionne c’est Paul qui dit aux Galates Ch 1 : 10  « Et maintenant, est–ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu ? Est–ce que je cherche à plaire aux hommes ? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ".

Cantique des cantiques 5 : 2-8 Je mets à disposition un commentaire qui touche le fond de mon cœur. Le commentaire est de Matthew Henry "Les églises et les croyants, par insouciance et esprit de sécurité, en arrivent à ce que Christ s’éloigne. Nous devons prendre note de nos sommeils et de nos désordres spirituels. Christ frappe à la porte pour nous réveiller, il frappe par sa parole et son Esprit, il frappe par des afflictions et par nos consciences; cela nous est répété en Apocalypse 3:20 Lorsque nous oublions de nous souvenir de lui, il continue à penser à nous. L’amour de Christ pour nous doit engager le nôtre pour lui, même dans les pires moments; et nous ne pouvons qu’être des vainqueurs par cela. Les âmes insouciantes jettent le mépris sur Jésus-Christ. Un autre ne peut pas être envoyé pour ouvrir la porte. Christ nous appelle, mais nous n’y prêtons pas attention, ou nous prétendons ne pas avoir de force, ou que nous n’avons pas le temps, et nous pensons que nous pouvons être excusés. De chercher des excuses c’est faire peu de cas de Christ. Ils ont du mépris pour Christ, ceux qui ne peuvent pas trouver dans leurs cœurs le moyen de supporter un coup de vent froid, ou d’abandonner un lit douillet pour lui. Voyez les influences puissantes de la grâce divine. Il a passé sa main pour déverrouiller la porte, comme quelqu’un qui est las d’attendre. Ceci représente une oeuvre de l’Esprit sur l’âme. Le lever du croyant, qui abandonne toute indulgence envers lui-même, recherchant par la prière à recevoir les consolations de Christ, et à supprimer chaque empêchement à la pleine communion avec lui; ces actions de l’âme sont représentées par les mains d’où coule la myrrhe qui sent bon, sur la poignée de la serrure. Mais le Bien-aimé était parti! En s’éloignant de lui-même, Christ veut enseigner à son peuple à donner plus de valeur à ses visites gracieuses. Observons que l’âme continue à appeler Christ son Bien-aimé. Chaque abandon n’est pas le désespoir.  Seigneur, je crois, et pourtant je dois dire: Seigneur, aide mon incrédulité. Ses paroles m’ont fait fondre, et j’étais un tel misérable que je veux faire des excuses. Le souffle coupé, l’étouffement produit par les convictions de péché sont des choses très amères pour la pensée, lorsque Dieu ouvre nos yeux. L’âme s’en va à sa poursuite; non seulement par la prière, mais en utilisant tous les moyens, en le cherchant dans les chemins où il pourrait se trouver. Les gardes m’ont blessée. Certains rapportent cela à ceux qui appliquent mal la parole à des consciences réveillées. La recommandation aux filles de Jérusalem, semble représenter le désir du croyant affligé manifesté dans les prières du chrétien le plus faible. Une âme réveillée est plus sensible aux abandons de Christ qu’à tout autre trouble."

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