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Texte Libre

Désolé, mais le changement de profil  et desing du blog rendent les articles antérieurs, illisibles pour la grande majorité des rares lecteurs. Avec le temps on empilera d'autres textes. merci de votre compréhension.

Comme l’équilibre est difficile ! Une phrase dit ,  je crois déjà l’avoir citée « la marche est un constant déséquilibre ». Le fait de s’engager dans la prière pour notre pays commence par une conviction, une espèce d’exaltation qui nous réjouis et nous motive. Pour ma part je sais que cet appel fut net et pourtant, pourtant…

 

Il y a des matins, des jours qui sonnent creux,

 

Des jours où le piège de l’habitude pointe son nez,

 

Des jours où celui de la lassitude tend à nous déstabiliser,

 

Des jours où la paresse nous propose d’arrêter,

 

Des jours où les arguments tendent à vouloir démontrer l’inutilité de la prière,

 

Des jours où l’orgueil nous ferait croire qu’on est arrivé,

 

Des jours qui nous pressent, et pressent de peur de ne pas y arriver,

 

Des jours qui démasquent nos hypocrisies, rarement nos qualités,

 

Des jours tout au long de l’année ….

 

Mais tous ces jours sont nécessaires car ainsi le Seigneur nous façonne, modelant nos cœurs et nos âmes. Nous montrant que sans Lui nous ne pouvons rien faire « car sans moi vous ne pouvez rien faire. »Jean 15 : 5. Cherchons sa face et vivons pleinement l’intimité avec Lui le reste viendra avec Lui Matthieu 6 : 33. Mais ces matins difficiles où rien ne nous pousse dans la joie d’entrer dans ce temps sont des exercices pour aller au-delà. Ce n’est pas la sincérité qui veut que nous ne priions pas si nous ne le sentons pas c’est la négligence. Car ce sentiment outrepassé, le Saint Esprit remplit notre être en friche. Un sportif ne va pas toujours à l’entraînement avec une pêche absolue mais au fur et à mesure de la séance il retrouve les sensations et les performances et ainsi il progresse. Attendre la sensation parfaite pour se pressentir disposé est un piège facile, il y aura toujours quelque chose pour arrêter ce temps mis à part.

Avec une tête et un corps du petit matin, les cheveux ébouriffés, l’haleine café, les yeux ratatinés il est possible de prendre un temps de …spiritualité (un mot que je n’aime pas trop tant il peut puer certaines fois). Tu n’es pas toujours au top ? Tu aimerais l’être pour pouvoir prier ? Cette démarche est perdue d’avance, écoute bien ceci :

 

Tu n’es pas au top ? Tant mieux tu sais que cela ne dépendra pas de tes forces ou de ton intelligence tends tes mains comme pour recevoir et parle, parle Lui efforce toi d’ouvrir la bouche ne t’écoute pas parler mais adresse toi à Jésus et tu verras si c’est pas vrai ce que je te dis.

 

C’est promis ?  Tu le fais ? fraternellement.

 

Dis-moi, brasser du vent, est-ce la seul occupation que tu prétends défendre jour après jour ?

 

Dis-moi, exposer tes instants en une explosion de mots sans jamais aboutir.

 

N’y a t il pas là de l’hédonisme mixer à de la mégalomanie discrète se voulant pleine d’humilité. Emulsion impossible ! A savoir que l’émulsion est un terme de la physique qui définit le mélange de deux matières non miscibles (qui ne se mélangent pas) comme l’eau et l’huile, l’huile et le vinaigre, le bien et le mal ? Si je voulais émulsionner le bien et le mal  quel genre de mayonnaise obtiendrais-je ?

 

Jacques a dit que les mots ne peuvent être miscibles en quelque sorte. Les malédictions et les bénédictions ne peuvent sortir ensemble. "De la même bouche sortent la bénédiction et la malédiction. Il ne faut pas, mes frères, qu’il en soit ainsi ». Jacques 3 :10-11 Les paroles sont comme de l’eau douce ou amère « La source fait–elle jaillir par la même ouverture l’eau douce et l’eau amère ? » Les paroles portent toujours leur fruit soit en bien soit en mal « Un figuier, mes frères, peut–il produire des olives, ou une vigne des figues ? »

 

Dis-moi tes propos ont ils un sens ? un but ? visent-ils à construire, à produire ou à reluire ?

 

Dis-moi ton verbe, tes mots permettent-ils de faire germer les bonnes questions ? De faire bouger les bonnes raisons, de faire plier les lourdes obstinations ? De faire saluer les contradiction, de sortir un peu la petite vieille tristesse, de dérider la sourde mélancolie ?

 

Chaque jour au seuil de l’éternité il est bien de considérer que ce jour serait le dernier. Non pour sombrer dans d’obscures dépressions mais pour comprendre que les actes sont beaux, l’amitié est riche et le lien avec Dieu est vrai et si PRECIEUX ! Ce matin je m’efforcerai de considérer ma journée comme si le médecin m’avait déclaré qu’elle serait la dernière. Si tout le monde agissait ainsi combien de mots retenus épargneraient des blessures mortelles, combien de paroles données panseraient les plaies d’amour et d’âme. Combien le nom de Dieu ne serait plus souillé ou maudit.

 

Chaque jour au seuil de l’éternité veillons et vivons. Je salue donc ce matin tous ceux qui ont contribué à voir la vie autrement, Jésus mon Sauveur, Nanou mon grand amour, Jonathan, Ruben, Paul mes beaux enfants, Jacky, Georges, Jean-Pierre, Lucien & Line qui ont vu ce que d’autres ne soupçonnaient pas, Liliane, Alexandre sans lequel j'aurai tout laissé tomber happé par l'ennemi, Mr Duhem, le papi de l’armée du Salut, Les deux petites mamies qui ont prié pour moi lors de mes premiers pas dans la foi, Christel la sœur que je n’ai pas eu: la mama, Thierry l’éléphant dans le magasin de porcelaine, Pascale la cheftaine, Huguette mon témesta du lundi…, Régine on la fait taire mais elle demeure toujours gentille, Georges et ses mains comme des plateaux, Samuel tu es là aussi, si j’avais pu écrire le prénom de mes parents j’aurais été si heureux.. L et David mon frère ? Celui qui fait toujours monter des sanglots au fond de mon cœur. Ma mémère Geneviève qui m’a tant aimé, Tant de prénoms, de vies qui ont une empreinte dans la mienne que j’abrège. Et la liste deviendrai si longue pour tous ceux qui m’ont fait du mal et plus longue encore pour tous ceux que j’ai blessé…

 

Sur le seuil de l’éternité…je m’en vais …travailler.

 

Cette nuit nous avons eu un moment de louange pour notre Dieu. L’ennemi clamera haut et fort, que cela est parfaitement inutile, déraisonnable, inapproprié,  comme ayant peu de valeur mais ce fut un bon moment. Le temps pour continuer est assez long et les contraintes du travail ne sont jamais remises en cause, les blessures faites au travail ne remettent jamais le travail en cause, les blasphèmes, les méchancetés, les hypocrisies, ne remettent jamais le travail en cause, la répétition de la tâche ne remet jamais le travail en cause et sous prétexte d’honnêteté nous devrions en rester là ?  Et un temps de louange et de prière paraît tout à coup une action fantasque, malséante voire dangereuse pour la santé. Non, nous ne sommes pas déraisonnables, les personnes fatiguées partent ou s’évadent dans un sommeil bercé de chants. Il n’y a pas eu de coupures dans cet instant mais une chose est sûre, même en république même dans la fraternité, désirer prier tard le soir, loin dans la nuit est une chose folle. Pourtant des hommes proches de nous partent en boîte et boivent dans un bruit assourdissant dépensant des dizaines d’euro pour un alcool.

Bref? retrouvons le sens des choses.

Passer une journée en plein vent glacial pour tuer un sanglier affolé n’est pas raisonnable ;

partir crier autour d’un pré vert avec un bonnet et une écharpe blanche et bleue, rouge et jaune, verte etc. en criant comme des sourds et injuriant l’homme en noir n’est pas déraisonnable ?

Rester entre deux rayons pour parler d’une personne qui continuera à vous sourire en ignorant le paquet de méchanceté que vous lui avez emballé n’est pas raisonnable non plus.

Fumer cigarette sur cigarette pour sacrifier des poumons qui ne demandent que de l’oxygène,  de l’air, pour se sacrifier la voix et ne plus pouvoir chanter du fond du cœur n’est pas raisonnable. Manger deux assiettes au lieu d’une seule et du chocolat comme exutoire n’est pas raisonnable. Rire d’une blague nase n’est pas raisonnable,

se croire sage et spirituel car on ne fait plus de vague et que l’on se couche tard oui, mais seul n’est pas raisonnable, bref tout est déraisonnable et pourtant

Jésus a été si déraisonnable :

 

Parler de Dieu à des marins pêcheurs, insulter des prêtres, parler à une prostituée, se laisser parfumer les pieds avec du parfum plus cher que le n°5, manger chez un percepteur à la botte de l’ennemi, parler à un officier occupant et vanter sa foi, toucher des hommes et des femmes impures, parler à des étrangers, des lépreux, aller vers les possédés courant nus et enchaînés dans les cimetières, aller jusqu’à la croix pour aller jusqu’au bout pour me délivrer du vice, de la drogue, de tout ce que je ne sais pas, pour terrasser l’ennemi de mon âme qui me soumettait jusqu’à la mort certaine.

Mon Sauveur est allé jusqu’au bout. Je ne suis pas raisonnable mais il y a pire n’est-ce pas, : cette jeune femme qui part pour aider les truands de la ville de bambou à Hongkong, des familles allant épauler des peuples à la vie rude, buvant des eaux sales et sous des chaleurs malsaines. Des hommes passant des nuits et des jours à marcher dans le froid et la possibilité d’être arrêté, torturé et de voir des hommes et des femmes souffrir également à cause de sa visite et de son enseignement, n’est pas raisonnable. Que diriez-vous d’un missionnaire qui part fortifier une église clandestine avec ce doute permanent de les mettre en péril en cas de dénonciation ? Devra-t-il rester et les abandonner sans aucune parole aucun partage. Il restera avec eux. Ce n’est pas raisonnable, non mais c’est important. L’ennui vient du fait que lorsque les choses se font près de chez nous avec ceux que nous connaissons la perception n’est plus la même, nous nous arrêtons aux défauts, aux apparences, aux caractères, bref notre regard n’est plus vierge. Nous serions surpris de connaître profondément toutes les personnes vivantes ou décédées que nous admirons. 

 

J’arrête là ce sera plus…raisonnable.

 

 

 

Les viols de la pensée sont si courant que mêmes leurs victimes les ignorent. Introspectant  leurs « bleu à l’âme » comme de cruels joyaux ornant la couronne de leur cœur, naïves souffrances, culpabilités sournoises frappant la conscience sans que celle-ci puisse se libérer et vivre en paix. Les viols de l’âme sont monnaie courante dans notre société et si tu as le malheur de le dénoncer tu verras le mépris, le sourire poli ou la revendication volontaire pour argumenter la beauté intouchable de notre contemporanéité sociale. Comment osez-vous accuser notre si jolie société elle est incapable de nuire à qui que ce soit. Vous fantasmez, vous délirez, en clair vous êtes obscur. Mais le baume définitif, celui qui panse les noirceurs, le suif, le souffle délicat et paisible du pardon et des reconstructions rapides ou très lentes, ce baume ajoutera du ciel, des océans marines à l’azur et un Roi à tes bleus. Des orages plus noirs que l’obscur, plus laids que l’ordure rageront contre ta libération, plaidant face aux siècles, hurlant de te perdre, ils accuseront de mille foudres, de milliers de flèches de sang et de feu pour que tu entendes les soupirs du doute, pour que tu remarques le regard intérieur du souvenir blessé, pour que les lois d’ici et d’en haut te condamnent dès maintenant et pour l’éternité. Si tu aimes le Sauveur ils crieront que tu ne l’aimes pas, que tu ne le vaux pas, qu’Il ne te veut pas car tu es l’Erreur qui ne fallait pas… et les landes infernales t’isoleront jusqu’à la perte souhaitée.

Mais guerrière et guerrier, résiste et persévère face aux tempêtes invisibles pour tes contemporains. Affronte et proclame, démonte les trames, raconte ces lames qui tendent à pourfendre ta vie pour la hacher menue jusqu’à ce que tu ne sois plus.  Quand tu parleras à ton prochain, retiens tes mots si ils désirent être forts et soigne les auprès de celui qui s’est fait le Serviteur. Quand tu voudras proclamer tes raisons, retiens les mots qui se bousculent pour une orgueilleuse justification et dépose les aux pieds de Celui qui reviendra sur le Mont Sion.  Quand tu voudras détendre une atmosphère par des mots vains, creux et insipides, résiste et jette les aux pieds de la Croix qui ne font rire que les stupides. Quand tu voudras impressionner ta cour par des bons mots, par des effets hautains, verbeux, mielleux, baveux, retiens les dépose-les comme un vaincu aux pieds du trône du Roi des Cieux. Condamné au silence ? Pas tout à fait mais une chose est sûre la bêtise n’aura plus la place du roi, la mesquinerie ne paradera pas à ses côtés ni le mensonge ni les fanfaronnades bruyantes.

N’aies pas honte de désirer proclamer la bénédiction, de soutenir, d’épauler et si tu trouves à redire, n’aies seulement de cesse qu’à les redire à Celui qui sait t’écouter.

Des millions de molécules en passe d’être richement bénies.

 

Sur le bateau, tu regardes au nord, au sud, à l’est et à l’ouest et rien ne fait obstacle à la plénitude de l’horizon. Le tangage te ramènera cependant à la raison celle de devoir survivre plutôt que de toucher le fond. Et si jamais tu devais toucher le fond, il n’y a pas de parcelle, ne serait-ce que moléculaires , que Dieu ne domine et ne visite. Contemple les millions de molécules qui forment ton corps, pas une seule n’est ignorée de l’amour de Dieu, Dieu ne t’aime pas pour ce que tu es mais parce que tu es. Quand il est dit de se donner entièrement la moindre particule de ton être est concernée, par sa guérison, par, par sa visitation, pas une seule n’est ignorée. Tu en possèdes qui sont malades, tu les as déposées, elles te font souffrir, remets les Lui et si elles te font encore souffrir, Il ne t’aura pas trahi mais lève tes yeux vers Lui. Prenons plus de temps avec Lui car la vie sans la Présence de Jésus est une mouvance de l’ennui et de l’absurde, comme une barque tangue à n’en plus finir, notre inclination à fuir l’instant béni est étonnant.

 

 
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