Indolence et abandon, paresse et sensation d’inutilité. Il ne faut pas chercher très loin les causes de nos apathies et découragements. Quand tout semble (je dis bien semble) vain, inutile sans réaction il y a souvent quelque chose à voir avec notre façon de voir et ce constat en fait n’est pas le reflet de la vision véritable mais le fruit de notre état d’esprit du moment. Les sentiments peuvent être parfois appelés les « sentis » « mentent » ! Nos corps accumulent de charges émotionnelles diverses qu’elles soient positives ou négatives. Dans les deux cas nous devons toujours être attentifs et détachés pour ne pas vivre les réactions conséquentes sans recul de prudence. Je m’explique : Les sensations de joies sont positives et bienfaisantes mais se reposer sur ces sensations comme le critère majeur d’une vie de bénédiction est imprudent car il implique le rejet de toutes les contraintes inévitables dans nos vies considérées alors comme des entraves ou des choses mauvaises et destructrices. Si nous attardons trop sur nos réactions face au variations du quotidien on devient rapidement des girouettes émotionnelles trimbalées et non en pleine harmonie dans notre vie notre communion de Dieu. C’est alors que l’on peut entendre des personnes dire « je ne comprends pas Dieu » « qu’est-ce que je Lui est fait ? » « Si c’est Lui qui veut ça ! » des phrases courtes rapides et parfois assassines qui tendent à exprimer une réaction, un sentiment véritable mais la question n’est pas posée à Jésus Lui-même mais à nous même ou à celui qui veut bien entendre. C’est pourquoi au début j’abordais les mots indolence, paresse, abandon, négliger d’exprimer à Dieu nos sensations, nos réactions face aux épreuves ou aux joies, nous fait glisser à l’écart de sa présence et nous demeurons alors chargés de ces cumuls de joies, de peines, de souffrances comme affligés de fardeaux sans Celui qui Seul nous accorde le souffle de vie véritable. Les causes de cette indolence ? En voici quelques unes « Dieu sait tout… » « Ca n’a rien à voir avec Dieu c’est trop terre à terre » (une excuse pour ne pas remercier, « Je ne vais pas parler de ce problème à Dieu (seul à seul) c’est trop la honte que je préfère taire cela », « De Lui dire cela c’est gémir et Dieu veut des femmes et des hommes forts » « Je ne vais pas lui parler de ces joies, ce n’est pas spirituel », « Ceci est une question matérielle, Dieu ne s’en occupe pas », etc. Ces petites phrases, ces petites pensées effacent tous les jours les occasions de communiquer avec le Seigneur Tout Puissant . Nous prétendons savoir gérer notre vie alors que ce sont quelques uns des milliers de prétextes qui nous séparent de la présence de Jésus. Soyons simples et vrais,..
1 Psaume de David, pris dans le livre du chef de chorale. SEIGNEUR, tu regardes jusqu’au fond de mon cœur et tu me connais.
2 Tu sais quand je m’assois et quand je me lève, longtemps à l’avance, tu sais ce que je pense.
3 Tu sais quand je marche et quand je me couche, et tu connais toutes mes actions.
4 Je n’ai pas encore ouvert la bouche, tu sais déjà tout ce que je vais dire !
5 Tu es derrière moi, tu es aussi devant moi, tu poses ta main sur moi.
6 Tu me connais parfaitement. Pour moi, c’est trop beau, cela dépasse tout ce que je peux comprendre.
7 Où aller loin de toi ? Où fuir loin de ton regard ?
8 Si je monte au ciel, tu es là, si je me couche au milieu des morts, te voici.
9 Si je m’envole sur les ailes du matin pour aller au–delà des mers,
10 même là, tu me conduis par la main et tu me tiens solidement.
11 Je peux dire : « Je veux me cacher complètement dans l’obscurité. Que le jour devienne nuit autour de moi ! »
12 Mais pour toi, même l’obscurité est lumière, et la nuit est claire comme le jour. Obscurité ou lumière, pour toi c’est la même chose.
13 C’est toi qui as créé ma conscience, c’est toi qui m’as tissé dans le ventre de ma mère.
14 SEIGNEUR, je te dis merci parce que tu m’as créé. Oui, mon corps est étonnant et très beau. Ce que tu fais est magnifique, je le reconnais.
15 Quand tu me formais dans le secret, quand tu me brodais dans la profondeur de la terre, tu voyais tout, rien n’était caché pour toi.
16 J’étais à peine formé, tu me voyais déjà ! Déjà, tu avais écrit dans ton livre le nombre de jours que tu allais me donner, et pourtant, aucun n’avait encore commencé !
17 Ô Dieu, tes pensées sont vraiment difficiles, elles sont si nombreuses !
18 Comment les compter ? Elles sont plus nombreuses que les grains de sable. Même si je les comptais toutes, je n’arriverais pas à te comprendre !