Il y a beaucoup de l’imaginaire du
chrétien qui est faussé, beaucoup de cet imaginaire contrarie la vie entière de ce dernier. C’est drôle mais quelle que soit la culture d’origine on s’aperçoit que tous, nous avons, plus ou moins
les mêmes évasions, les mêmes errements ; les mêmes égarements. Je ne prendrai pas beaucoup d’exemple ni ne pourrai les développer sérieusement en si peu de temps mais il serait bon de tous
les parcourir pour lutter contre cet inconscient collectif nocif à l’épanouissement et à la compréhension de la vie dans l’église et la foi chrétienne.
Le plus courant est la gestion du conflit, la perception de celui-ci dans une église locale ou non. Si je ne veille pas, le conflit est pour moi, une défaillance grave et le signe d’une anomalie
importante, un signe de mauvaise santé spirituelle de la communauté etc. C’est faux, le conflit n’échappe pas aux chrétiens, ce qui par contre est une anomalie c’est notre façon de gérer ce
conflit. Beaucoup d’églises sont paralysées à cause des conflits…non affrontés. Relire les actes et les épîtres est un remède excellent pour voir que les églises qui ont connu les apôtres, les
réveils, les manifestations puissantes de Dieu, la persécution, les enseignements et les hérésies, ont connu aussi des conflits de toutes sortes, doctrinaux, spirituels, sociaux, moraux,
etc.
L’imaginaire est faussé aussi avec l’idée que le chrétien se fait du service, du ministère, il y a d’un coté des serviteurs, (pasteurs
généralement) et de l’autre les « non appelés au ministère » (les brebis).En développant ainsi on se retrouve aussi responsable qu’un mouton et non plus une brebis (terme se rapportant
au Bon Berger Jésus, nous ne sommes pas les brebis du pasteur mais du bon berger). Souvent notre mentalité devient aussi riche que cet ovin docile et peu évolué, un autre se rapproche de cet
image c’est le bœuf même si on peut lui concéder la notion de force les bœufs n’expriment pas une liberté de mouvement très nette ni une intelligence vive. Le service est pour tous les chrétiens,
et s’exprime de mille façons. Serviteur de Christ implique bien entendu un service pour Lui, donc dépendant de Lui et peu de personnes s’engagent à demander à Dieu Lui-même quelle est sa part
dans le service. Dans son imaginaire, Dieu le lui révèlera avec foudre, nuées, voix grave et profonde, des buissons en feu mais avec cela beaucoup douteraient du bien fondé de ce féerique
spectacle.
Autre erreur de l’imaginaire, les prophètes, les hommes de Dieu étaient dotés d’une autorité indéniables et avaient cette facilité à exprimer ce que Dieu leur disait. Nous respecterions mieux
leurs écrits ou ceux qui rapportent leur vie et les voyant à leur juste mesure. Ils ont lutté sans cesse car leur ministère a souvent été déconsidéré rejeté par la grande majorité
"Nous n'avons pas écouté tes serviteurs les prophètes qui ont parlé en ton nom à nos rois, à nos princes, à nos pères et à tout le peuple du pays" Daniel 9 :6. Seuls
Dieu et l’histoire a confirmé leurs ministères, leur présent n’a été que souffrance, ridicule et moquerie. Relire les livres de la Parole de Dieu. Aucun n’avaient un service pleinement reconnu
Daniel 9:10, II Rois 17:13-14, II Chroniques 33:10, 36:15-16, Esaïe 30:10-11, Jérémie 6:16-17; 7:13; 7:25-26, 25:3-7, 26:5, 29:19, Zacharie 1:4-6, 7:8-12 Matthieu
21:34-40, 23:37; Actes 7:51-52, I Thessaloniciens 2:15-16 etc. . La reconnaissance totale d’un service peut être un gage d’approbation mais la non-reconnaissance d’une
grande majorité n’est pas une désapprobation de Dieu. Certes Dieu confirme les ministères mais c’est parfois au prix de la souffrance de ses serviteurs. Veillons à la réalité de la foi en
calquant notre mentalité à la Parole de Dieu. Ne calquons pas nos raisonnements avec des concepts aussi religieux soient-ils encore mois avec des concepts du monde car si nous regardons un siècle
avant, la modernité prend la poussière autant que le reste. Soufflons sur la poussière de nos mentalités sclérosés et osons regarder à Celui qui revient, un jour, une nuit ? un soir un
matin ? Bonne journée.