Je continue à lire Ezéchiel et au
chapître 27 la ruine de Tyr est annoncée. Je remarque qu'avec l'habitude les châtiments sur les pays, les villes ruinées ou rasées ont fini par me rendre indifférent et à ne plus lire les textes
comme il aurait fallu. Donc ce matin j'ai lu comme un contemporain de Tyr et je n'ai pas eu vraiment de mal face à la description de l'essor de cette ville portuaire, de sa profusion de
commerces, de renommée d'échanges d'ouvertures intellectuelles et diplomatiques. Je sors un peu de ma carcasse de français du XXIème siècle et me mets dans la peau d'un habitant de Tyr. Tout va
bien, la prospérité, ce chapitre 27 énumère une brochure attractive comme on peut en lire dans les offices de tourisme ou les agences de voyage. Les arts, l'industrie, les armées viennent mettre
le pieds à terre comme nous pouvons le voir dans certains ports, ou les marines militaires viennent y faire escale avec bonheur. Tout était grand et parfait l'entente internationale au beau fixe.
Ceci est au beau fixe jusqu'au verset 25 la fin du verset 25 "Tu étais au comble de la richesse et de la gloire, Au coeur des mers." le verset 26 et les autres décriront
la ruine apparemment maritime et la perte de tout. Chose inimaginable. Ce qui m'a choqué dans cette lecture, c'est ...ma lecture, une certaine indifférence ce sentiment que je crois commun à
beaucoup d'occidentaux, beaucoup de mes contemporains il y a au fond de nous "Que peut-il m'arriver" cela encore je crois que beaucoup savent la fragilité de leur existence
mais..."que peut-il arriver à Paris, à notre pays?" "Quelle ruine soudaine". En lisant régulièrement nous pouvons être un peu plus sensible mais il est un lourd sentiment d'invulnérabilité qui
est assez dérangeant. En lisant le chapitre 28 en particulier les premiers versets, l'attitude du prince est encore une attitude parfaitement contemporaine 28:2 "Fils de l'homme, dis
au prince de Tyr : Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Ton coeur s'est élevé, et tu as dit : Je suis Dieu, Je suis assis sur le siège de Dieu, au sein des mers ! Toi, tu es homme et non Dieu, Et
tu prends ta volonté pour la volonté de Dieu tu élève ton coeur comme un Dieu, comme Dieu.
Voici, tu es plus sage que Daniel, Rien de secret n'est caché pour toi ;" En gros "tu te prends pour Dieu. Là je crois que c'est la marque de notre contemporanéité. Qui est plus
intouchable que Dieu? Attention à ce sentiment pervers entretenu jour après jour par ce que la télévision nous donne à voir, à ce que l'on nous enseigne, à ce que nous voulons bien croire. Notre
société prend sa volonté pour celle de Dieu "C'est pourquoi ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Parce que tu prends ta volonté pour la volonté de Dieu," 28:6. Sachons
lire encore les Ecritures avec le coeur vigilant. Quel piège, quelle erreur de se blottir dans la pensée pouf (le siège) "c'est une image, ce n'est plus de nos jours, ils étaient vraiment
rebelles à Dieu (pas sûr comparé à nous). Essayons de penser comme étant membres à part entière d'une société en marche pour mieux percevoir les déviances dangereuses et intercéder auprès de
notre Seigneur. Osons entrevoir des jours moins insouciants que ceux que la TV veut bien nous infliger, nous affliger. Restons lucides et près de Celui qui seul peut nous combler.
http://www.topchretien.com/topbible/?/bible/&livre=00026&chapitre=27&version=00001#ref
http://www.topchretien.com/topbible/?/bible/&livre=00026&chapitre=00028&verset=00001&version=00001