Comment faire pour que la prière ne soit pas un contrat intéressé entre Dieu et l’homme ?
« Il ne faut pas chercher Dieu. Si vous le cherchez, vous ne le trouverez jamais puisqu’il n’est pas ailleurs que là où vous êtes. Vous le fuyez par tous les efforts que vous faites à sa
poursuite. Il ne faut pas l’inventer, mais l’accueillir tel qu’il s’offre à nous depuis toujours. Il ne faut pas aller à sa rencontre, mais se laisser rencontrer.
»
Cette phrase de Louis Evely dans son livre « prière d’un homme moderne » exprime de très
près ce que je tente de faire depuis des mois sur ce blog et dans la vie courante. Il est si facile, si rapide de se faire une image de Dieu plutôt qu'entrer dans sa présence.
Pourquoi ? Nous sommes les premiers obstacles, les premiers à fondre des veaux d’or. Rappelons-nous Moïse s’est retiré dans la présence de Dieu et le peuple se perd déjà dans l’idolâtrie
avec le soutien et la « bénédiction » d’Aaron. Moïse n’a pas vécu la présence par délégation, ni par le fait de son imagination
Exode 33.7-11. Il resta dans la présence de
Dieu et en fut inondé à un tel point que son entourage avait peur d’être près de Lui Ex. 34.30. Pourquoi le peuple avait il peur? Il ne voulait pas de cette relation avec Dieu, le regard
porté sur le sol sur les choses, les sensations peut-être. Dans Hébreux 10 :
19-22 nous avons encore un encouragement qui n’est pas pour les autres mais pour tous ceux qui veulent. Devrions nous être comme le peuple qui délègue sur Moïse leur
relation avec l’Eternel ou bien apprendrons-nous à être responsable et unique auprès de Lui?