Une vie de plaie...
18
sept.
2007
Tu vivotes encore dans un petit studio. Tes journées enfumées et rances d’alcools à prix discount. Tes rêves s’enivrent dans le palliatif « méthadone » substitut aux surdoses de néo-Codion lui-même substitut de l’héroïne. Mais la misérable plaie de ta vie hurle aux portes de mon imagination. Ta maladie, les anévrismes, les tapages nocturnes, les galères avec les voisines mi-cloches mi vieilles p… Tes doctrines emmêlées, cruel refus de la simplicité que tu as refusé par ces milliers de « oui… mais… ». Ton chevalet et tes pinceaux sont rangés, tes livres d’art cités par cœur font pincer ton cœur de regrets. Je ne peux plus parler car ma vie tu la condamnes par une morale que tu uses comme d’un jouet. Mais au fond de mon cœur, je pense encore à toi ; toi qui est loin, si loin. Une vie de plaies, une vraie vie de plaies. Ce matin encore je te dépose dans la prière et la confiance. Qu’ai je d’autre à faire ? Ta folie détruit, assourdi dans un vacarme les mots d’amour. C’est pourquoi je t’écris mon frère. Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
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