Et notre Obed Edom?
Dans le deuxième Livre de Samuel au chapitre 6 <???>, on y trouve une histoire pleine de leçons. Je n’entrerai pas en détail sur ce passage si riche. David veut ramener l’arche de l’alliance au premier plan. Il honore l’arrivée de l’arche mais les moyens humains et le manque de préparation pour recevoir « la présence de Dieu » vont conduire cette fête au fiasco draùatique. Le char neuf, les chants, les bonnes intentions et pour finir le petit coup de main d’Uzza pour « aider » la bonne marche des affaires de Dieu v.6 révèlent le véritable manque de consécration profonde. Pour David, la mort « accidentelle » d’Uzza le contrarie profondément vis à vis de l’Éternel ; ceci pour deux raisons, la première l’intention d’Uzza était de protéger l’arche comment Dieu pouvait-il permettre qu’Uzza meurt ?, la deuxième, l’Éternel n’a pas agréé les actions de grâces, les honneurs et la première place que David voulait donné à l’Éternel. Contrarié, en colère et je le crois surtout troublé au plus profond de son âme car David doit pressentir au fond de lui et depuis plus longtemps, la volonté absolue de Dieu pour Lui et pour Israël et de réaliser qu’il lui faudra agir différemment, au plus profond de son âme. Reléguant quelques temps l’arche à Obed Edom, David montre son humanité et sa réaction nous est familière. Plein de bonnes intentions, de bonnes dispositions, de sincérité, Dieu, parfois, nous fait passer par une opposition, un refus, une contrariété, une situation contraire et provoque en nous, ou le trouble, ou la contrariété. Plus ou moins consciemment, on relègue la vie fraternelle, ou parfois la vie intime à une espèce de « remise », notre Obed Edom. On met la « présence de Dieu » au garage. Mais comme David il nous arrive aussi de constater que la bénédiction de Dieu n’est pas à sa fin Lamentations 3:22. Revenant avec d’autres dispositions la présence de Dieu comble de nouveau notre vie entière. En se conformant à la volonté de Dieu tout rentre dans l’ordre. Cela peut durer quelques jours, trois mois, ou des années. Faisons rentrer l’arche de la présence de Dieu dans nos vies. Nous sommes des tabernacles vivants.