Le syndrome de Tertullien
Au fil de mes lectures sur les "pères" de l'Eglise, en lisant "Le pasteur" le nom de Tertullien est apparu. Curieux je suis allé en savoir un peu plus. Pêchant quelques textes assez riches, où la consécration est aiguisée à une mesure à coller des complexes à tous. La description de la vie des chrétiens parmi le monde en 185 est nette mais il me restait toutefois, une espèce d'appréhension de malaise comme si ces textes frôlaient avec le sublime mais... En allant un peu plus loin dans sa biographie j'ai appris qu'il dévia complètement de la saine doctrine en devenant rigoriste à un point ou la grâce n'est plus qu'un "repêchage" pour les incapables et les efforts de sainteté sont les garants de l'oeil approbateur de Dieu qui voit en celui-là les efforts et les marques de sainteté qui illuminent le coeur de Dieu. Les références de l'époque se désolent de la dérive de Tertullien dans une hérétique direction. Ses écrits demeurent pourtant une bonne description de l'époque de la démesure et des jeux romains. Mais le syndrome de Tertullien perdure encore aujourd'hui et tous, nous pouvons sombrer dans cette erreur que de croire que le critère du "mieux pour Dieu" de l'homme est ce que Dieu demande. Si notre communion avec notre Seigneur et avec les hommes est liée à des principes établis on peut glisser vers le "Tertullinisme". Restons vrais, acceptons les erreurs, les nôtres, celles des autres, et avançons humblement vers celui qui nous a aimé jusqu'à lvrer sa vie à la croix. http://www.tertullian.org/french/french.htm & http://www.tertullian.org/french/g1_02_vie_de_tertullien.htm