aériennes errances & prière...
Qui est sensible à tous les battements de coeurs d'où ils proviennent? Qui est sensible aux pleurs? Aux rires? Aux soupirs? Qui est sensibles aux cris de rage? Aux mains crispées? Aux mâchoires serrées? Aux sourires jaunis d'être aussi désappointés? Aux yeux qui plissent un peu trop fort pour ne pas voir encore des larmes couler? Qui est sensible à tout cela? Sensible aux oreilles qui ont tout entendu? Leur flot d'injures ou trop de malentendus? Aux mots d'amour depuis bien longtemps disparus? Aux bouches tremblantes ne pouvant parler? Pour dire quoi? Pour dire à qui? Ce que personne ne peut entendre, ce que personne ne peut comprendre. Qui est sensible envers celui que personne ne peut défendre? Envers celui qui ne sait pas encore entendre? Qui est sensible à celui qui vient de naître, dans un lit, près d'une fenêtre au coin d'une rue? A celui qui se meurt dans un lit, près d'une fenêtre ou au coin d'une rue? Né de nouveau ou mourant dans l'âme, l'amour du Père est là plus près que tout autre chose. Le beau nom sacré et précieux de Jésus en est la cause. Qui ne peut être sensible à cela? Chacun de nous aux heures agitées, chacun de nous en réalité. Pourtant à chaque seconde qui nous est donnée nous pouvons tendre nos deux mains et toute notre sensibilité à celui qui est. Sois béni mon Sauveur, pour la certitude de ton amour. Quand je doute devant les miroirs de la journée, je lis, et j'affirme en mon coeur que tu as toujours aimé et que tu aimes encore et encore, celui qui vient vers toi, tête basse et pantelant. L'orgueil à terre, le coeur fier dans la poussière et l'espérance taisant l'arrogance. Oui Jésus chaque jour est le jour de la repentance. Pouvoir t'amener les fardeaux qui pèsent comme des sacs de sable lestent les nacelles. Nacelles d'osier léger s'envolant gracieusement dans les airs dans les vents chauds des montgolfières. De ces célestes rêveries, de ces aériennes variations je veux encore glorifier ton nom. Aux heures de la nuit, tu es encore là, merci O fidèle Seigneur Jésus-Christ. Je pense à toutes ces personnes tristes à mourir que je côtoie et que pourtant je laisse aller à leurs misérables solitudes. Celles que j'ignore, celles que je tais, celles qui m'indiffèrent. Je pense à toutes ces petites gens insipides pour une foule violente et outrancière, pour une foule méchante et carnassière. Je suis souvent comme un mouton dans cette marée humaine, une écume passagère au sommet d'une lame vague prête à s'écraser sur les rochers côtiers, ou les sables des bords de mer. Mouton bêlant plus que brebis paisible et sereine. Mouton hébété grinçant des dents, plutôt que broutant les vertes prairies. Mais le constat d'une vie qui ne durera que le temps donné n'altère en rien les merveilleuses espérances. Mais la lucidité sur une vie qui coule ainsi sans grand éclat, ni grand triomphe, n'empêchera pas de croire à une vie meilleure, promise même si déjà je goûte aux bonheurs exquis d'un amour qui m'est donné de vivre avec celle que Dieu à lui -même donné de rencontrer. Là non plus je ne suis pas le grand conquérant, l'amoureux transit de tous les instants mais l'épouse dont j'ai toujours rêvé, Tu l'as mise à mes côtés et je veux te dire encore MERCI.
Psaumes 102:19-20 (Jérusalem) "Il s’est penché du haut de son sanctuaire, Yahvé, et des cieux a regardé sur terre, afin d’écouter le soupir du captif..."