Le silence
« J’ai beau crier et implorer du secours, Il ne laisse pas accès à ma prière. » Lamentations 3 :8
« Tu t’es enveloppé d’un nuage, Pour fermer accès à la prière. » Lamentations 3 :44
« Mon Dieu, je crie vers toi, et tu ne réponds pas. Je me tiens devant toi, mais tu ne fais pas attention à moi. » Job 30 :20
« Mon Dieu ! je crie le jour, et tu ne réponds pas ; La nuit, et je n’ai point de repos » Psaume 22 :2
Que dire alors face aux divers constats d’hommes de Dieu comme Job, Jérémie, David ? J’ai abrégé les versets abordant le silence de Dieu face à la prière. Je ne me permettrai pas de rentrer dans une étude théologique car je n’en suis pas capable, ni « qualifié » mais nous avons tous ressenti le « blocage » le « barrage » de la prière face à des situations, des états, des évènements multiples. Les barrages de la prière face à la santé chronique est une chose si pénible si décourageante qu’elle peut plonger la personne dans une déprime, une perte de la foi quelque part mais il y a toujours quelque chose de « bénéfiquement saisissable » (là, mon correcteur souligne tout en rouge !). Je n’ai pas la solution fondamentale pour ce fait commun à tous les siècles mais une chose est sûre et certaine, les auteurs de ces versets, ont crié à Dieu ! Ils ont exprimé leurs doutes, leurs peines ! Ils n’ont pas rejeté Dieu ! Ils ont cherché la faille éventuelle. La prière ne passe pas ? N’entrons pas dans une amère rébellion, dans un « repli sur soi » obscur et rongeur et rageur. Apprenons à recevoir la consolation face au refus, au silence, car les réponses ne sont pas spontanées, un enfant qui veut être grand et fort doit patienter. Si le silence se fait à une prière précise, il y a encore le moyen de reconnaître les bienfaits et les actions de Dieu dans nos vies, le moyen de lui remettre nos sentiments, nos peines. Il y a des blessures qui nécessitent que les soigneurs déchirent les vêtements, et dénudent l’intimité de nos corps, face à cela des personnes réagissent bizarrement voulant que le jean 503 (pas de marque) ne soit pas sacrifié sur l’autel de la médecine, ou que l’on ne puisse découvrir l’aine ou un sein. L’âme réagit parfois ainsi, les prières buttent car les barrages sont élaborés par les castors de nos passés, de nos fautes, de nos regrets, de nos échecs. Laissons le flot de Dieu défoncer les barrages de nos vies pour ne laisser couler que l’eau pure d’un fleuve puissant et régénérateur. Je finirai par la suite du chapitre 3 de Lamentations comme nous avons commencé par là (j’ai du en parler il y a quelques jours mais … :
« 19 Quand je pense à ma détresse et à ma misère, A l’absinthe et au poison ;
20 Quand mon âme s’en souvient, Elle est abattue au–dedans de moi.
21 Voici ce que je veux repasser en mon cœur, Ce qui me donnera de l’espérance :
22 Les bontés de l’Eternel ne sont pas épuisées, Ses compassions ne sont pas à leur terme ;
23 Elles se renouvellent chaque matin. Oh ! que ta fidélité est grande !
24 L’Eternel est mon partage, dit mon âme ; C’est pourquoi je veux espérer en lui.
25 L’Eternel a de la bonté pour qui espère en lui, Pour l’âme qui le cherche.
26 Il est bon d’attendre en silence Le secours de l’Eternel. »